Des greffes de visage aux traces numériques

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Conférence Louise Merzeau 6 octobre

mardi 2 septembre 2014, par Cléo Collomb

Nous avons l’immense plaisir d’accueillir Louise Merzeau le lundi 6 octobre de 10h30 à 12h30 à l’Université de Technologie de Compiègne (salle K122) dans le cadre du séminaire de recherche TTH pour une conférence "De la face au profil : les traces font-elles visage ?"

Tout le monde y est le bienvenu.
Vous trouverez la captation vidéo de l’intervention en cliquant ici.
Ainsi que l’affiche de la séance .

Premier médium de la relation humaine, le visage est le lieu même de l’expression et de l’identité, mais aussi des normes sociales qui le maquillent ou le transforment en faciès. Autant de caractéristiques qui semblent se transposer aujourd’hui aux traces numériques par lesquelles nous existons sur les réseaux. Indices de notre présence et de nos liens, mais aussi objets de stratégies de captation et de (re)construction, elles précèdent désormais tout rapport à nous-mêmes. Les traces font-elles pour autant visage ? Fragile équilibre entre être et avoir, entre profondeur et surface, entre vivant et artefact, entre présence et avatar, le visage peut-il se virtualiser sans basculer d’un côté ou de l’autre ? S’atomiser dans un insaisissable miroitement d’instants, ou perdre la face au profit d’un profil ? À moins que le milieu numérique n’apporte en lui-même un nouveau trouble, apte à réinventer l’énigme des visages...


Ci-dessous, les questions que nous nous posons et lui avons soumises.

Les dispositifs technologiques les plus contemporains bouleversent les traces et inscriptions au travers desquelles les êtres humains accèdent les uns aux autres. Sans ne rien céder sur la généralité transversale de cette problématique et sur son caractère fondamental, il importe de l’aborder sous un angle d’attaque déterminé. Nous proposons ici une problématique qui peut sembler de prime abord énigmatique et dont il s’agit d’établir la pertinence : « visage humain et traces numériques ». Si nous accédons toujours aux autres au travers d’une inscription au statut singulier, la numérisation et le caractère immédiatement numérique d’une part de plus en plus importante des traces de nos activités n’en bouleversent-elles pas les caractéristiques essentielles ? Si le visage peut être considéré comme le témoignage d’une singularité « en personne » alors cet enjeu n’est-il pas au cœur de la question des données numériques sur les personnes (dont celles qu’elles produisent elles-mêmes) ? Quel sens peut-il y avoir à aborder les traces numériques dans leur puissance à faire visage, c’est-à-dire leur puissance à renvoyer à autre chose qu’au traçage et au calcul des identités ? Y’a-t-il un visage spécifiquement numérique ?

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